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2021-11-23

Floraison | Retour sur les ateliers du 2, 9 et 16 novembre 2021

Retour sur les ateliers du 2, 9 et 12 novembre 2021

mini-série financement

Au cours des trois premières semaines de novembre, Récolte a organisé des webinaires à l'heure du lunch sur les outils de financement émergents dans le secteur bioalimentaire : 

2 novembre

le sociofinancement en bioalimentaire

9 novembre

le financement des entreprises collectives bioalimentaires par les parts ou les obligations communautaires

16 novembre

le microcrédit en bioalimentaire

Inspirée par un besoin exprimé par l'écosystème, cette sous-série de Floraison 2021 avait pour objectif de présenter aux porteur.euse.s de projets en innovation social bioalimentaire à travers le Québec, des ressources disponibles en matière de financement émergent, les inciter à approfondir ces options de financement pour ainsi les aider à mieux choisir les outils adaptés à leurs besoins.

La sous-série était animée par Claire Lanctôt, productrice biologique et cofondatrice de Les Jardins d'Arlington dans les Cantons de l'Est qui a également une grande expérience dans le monde du financement.

Le premier panel a débuté par une présentation d'Erwan Dufour, fondateur de Ma Belle Terre, la première plateforme de sociofinancement dédiée au domaine bioalimentaire au Québec. La présentation a donné un aperçu pratique de ce qu'il faut faire pour lancer et mener à bien une campagne de sociofinancement. Marie Daudelin du Mangeoir, le premier projet à réaliser un sociofinancement avec Ma Belle Terre, a complété la théorie de la présentation par des retours d'expérience et des exemples concrets. 

Les participant.e.s ont appris qu'une campagne de sociofinancement exige beaucoup plus de travail que la simple mise en place d'une plateforme et l'arrivée de l'argent. Il faut du temps, de l'engagement et des ressources, comme pour toute autre demande de financement. De plus, ce n'est pas parce que vous vous sentez prêt que vous l'êtes. C'est pourquoi l'accompagnement dans votre campagne est une bonne idée.

17,7 G $ en sociofinancement en Amérique du Nord
12 M de campagnes dès 2023 et 300 G d’ici 2030 dans le monde
LES 24-35 ans sont beaucoup plus enclins à participer. LES plus de 45 ans le sont moins.

Source: Fundera

Bien qu'il ne soit pas et ne doive pas être considéré comme une source unique de financement, le sociofinancement est une tendance en plein essor qui a le potentiel de propulser le lancement de projets axés sur l'impact et confrontés à des difficultés d'accès aux types traditionnels de financement de démarrage.

Le deuxième événement a accueilli Charles Gagnon du Chantier de l'économie sociale et Marie Lacasse du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) pour présenter conjointement les obligations communautaires et parts. Nous avons appris que les obligations communautaires peuvent être une source de financement intéressante pour les OBNL entre autres, pour les raisons suivantes :

 constituer une mise de fonds permettant d’obtenir d’autres financements de l’écosystème de finance solidaire;
 permet de démontrer une adhésion, la communauté croit au projet, ce qui vaut beaucoup plus qu’une étude de marché, c’est une preuve d’ancrage et de réponse à un besoin;
 l’organisation choisit les modalités; valeur, terme, etc (contrairement aux conditions fixes des banques, etc.).

Du côté des coopératives, Marie a pu faire un tour d'horizon sur les parts notamment, c’est quoi, les types, à quoi qu’ils servent et les bonnes pratiques pour les mettre en place (accompagnement!). Les participants avaient de nombreuses questions autour de ces thèmes, notamment:

Qu’arrive-t-il en cas d’incapacité de rembourser ou si les prévisions de revenus de l’émetteur sont moindres que prévu?
Quels sont les principaux défis aux modèles que vous proposez?
Pour les exemples que nous connaissons à ce jour au Québec des obligations communautaires, certaines garanties ont-elles été utilisées pour sécuriser l'investissement communautaire ? ex. valeur du bâtiment, du terrain, etc.

Le troisième et dernier événement était une présentation avec un échange privilégié avec la codirectrice de Microcrédit Montréal, Indu Krishnamurthy. Le microcrédit existe depuis la fin des années 80 et le début des années 90, mais il a surtout été populaire dans les pays en développement.

Indu a pu nous expliquer les bases du microcrédit et comment c’est intéressant comme option pour les projets en prédémarrage ou démarrage quand les banques ne sont pas encore intéressées à financer le projet. En fait, nous avons découvert que le microcrédit joue un effet levier dans le financement des projets, car il peut être un pont vers d’autres sources de financement futures. 

Les porteur.euse.s de projets en innovation sociale bioalimentaire peinent encore à trouver du financement adapté à leurs réalités, mais aussi à mesurer et communiquer leurs impacts. 

Ainsi, chez Récolte, nous avons entamé une démarche collective vers une meilleure compréhension commune et un meilleur soutien de ces modèles d'affaires à travers notre initiative Champs d’investissement pour demain (CID)

Dans ce cadre, nous avons mis en avant différentes ressources comme cette sous-série ou notre guide de l’écosystème de financement des projets bioalimentaires en démarrage

Si vous souhaitez accéder aux contenus en mode rediffusion, vous pouvez communiquer avec Nadia Fentiman à nadia@recolte.ca.

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